> Classe dans la Rubrique : Insertion Scolaire - Le Parcours > Vos Reactions sur ce Post [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
22 novembre 2008
l'ecole - 2eme partie
La prise en charge scolaire – le début de parcours –
>suite<
Comme partout il y a ce qui est officiel et ce qui est tout court. Pour ne parler que du cas de mon enfant, modérément handicapé par le DWM, puisqu’il peut je le rappelle courir, marcher, parler, se nourrir et s’habiller, donc vivre ‘normalement’ ; hors ses soucis s’ils sont moins apparents à l’œil nu, restent néanmoins des handicaps pour lui qu’il doit affronter quotidiennement…
Zakari n’a pu faire d’école maternelle, puisque mis sur liste d’attente dus aux grands nombres de demandes et vu que ce n’est pas obligatoire, j’ai préféré l’éduquer moi-même à la maison. L’école étant obligatoire qu’a l’âge de 5 ans, grande section de maternelle. Là aussi pour faire dans le simple, Zakari mon fils se retrouve en grande section mat (plutot CP1 par rapport niveau de la classe/ecole) alors qu’il n’a que 4 ans, mais par rapport au système : à savoir que s’il était né un jour plus tard il serait aujourd’hui en moyenne section de maternelle…
Malheureusement ou heureusement pour lui, son DWM n’a été décelé que juste avant la rentrée des classes, donc il avait déjà en main les documents médicaux attestant de ses difficultés. En général c’est à l’inverse que l’on opère : l’enfant est reconnu avec des difficultés mais on n’a pas cherché à approfondir le degré sachant que c’est à l’école, que les choses se mettent en place à priori.
Alors évidemment Zakari sort des sentiers battus, obligeant le corps éducatif scolaire à évoluer différemment. D’autant qu’il n’est que partiellement atteint, il n’est que partiellement considéré – ne rentrant pas dans ‘cases’- et de part sa condition : rare, les choses n’en sont que pire car personne ne sait par ou commencer avec mon enfant, puisqu’il devrait être pris en charge par de nombreux spécialistes traitant diverses anomalies et donc vous l’avez compris : cela coute de l’argent…
Et les décisionnaires dedans ? Pas l’école, mais ceux assis derrière leurs bureaux, au service régional ? Leur solution est simple ici, pour éviter de faire grogner les parents : les listes d’attente. C’est une manière comme une autre de dire regardez on s’occupe de vous et en même temps le dossier est posé dans un coin en attendant je ne sais quoi…
En même temps je suis française et donc Très habituée au système bureaucratique, paperasserie, écoute furtive, personne ne s’engage d’aucune responsabilité et en somme il n’y a que le système ‘d’ qui fonctionne ! Là au moins je peux dire merci la France de m’avoir conditionnée psychologiquement par leur système !
Enfin heureusement que notre enfant se trouve être dans la meilleure école de la région, ce qui signifie qu’ils ont de l’argent et donc un palmarès à conserver : les meilleures résultats car les meilleurs instits ( ?), meilleur accès aux programmes pédagogiques, meilleur équipement…et meilleur ouverture d’esprit.
Dans la classe de mon enfant se trouve également deux enfants autistes, suivi par une équipe de professionnelles en plus de la maitresse. Ce sont des femmes formidables, qui prennent de leur temps pour s’occuper également de mon fils en attendant que lui soit attribué une équipe de spécialistes (embauchés par l’école sous l’accord de la région) afin de lui élaborer un programme spécifique en rapport à ses difficultés. Heureusement pour lui, dans cette situation je m’entends, qu’il possède quelques troubles du comportement liés à l’autisme, au moins il bénéficie d’un soutien. Mais est-ce un soutien adapté finalement, même si que provisoire ?
A l’heure d’aujourd’hui les choses se mettent en place pour que Zakari puisse avoir une aide perso pour son année scolaire : en septembre 2009 !!! Imaginez si les interventions n’avaient débutées que dès la rentrée, sans document spécifique aux besoins de l’enfant, avec examen de celui-ci en cours d'annee par les professionnels du corps médical, alarmés par l’école ???
Imaginez combien de temps perdu pour ces enfants en grande détresse physique mais aussi psychologique ??
Avez-vous vécu un parcours semblable, pire ?
Comment vous en êtes-vous sortis ?
Quelles ont été les répercussions sur votre enfant ?
A Lire Egalement dans le Meme Chapitre
>>Comment Vivre l'Insertion ? <<
> Classe dans la Rubrique : Insertion Scolaire - Le Parcours > Vos Reactions sur ce Post [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
21 novembre 2008
l'ecole
Brève Présentation du Système Educatif Britannique
Comme chacun le sait, l’insertion scolaire d’un enfant ‘différent’ est un combat et pour les parents et pour l’enfant. Pour les enfants Dandy Walker le chemin est hélas, là aussi sinueux.
Nous avons de la chance de vivre en Grande Bretagne où l’éducation y est géré différemment qu’en France et ou les esprits sont un peu moins étroits. En même temps c’est beaucoup m’avancer pour en faire une généralité. En effet pour bien des situations, ici tout dépend de votre localisation géographique, autrement dit du borough d’où vous dépendez, son implication et surtout les fonds qui y sont débloqués…
Nous avons de la chance de vivre à Kingston pour ne pas nommer la ville, une région assez bourgeoise, qui s’engage maintenant depuis quelques années à protéger ses administrés par diverses actions…mais concentrons nous sur l’éducation scolaire. Il existe différentes classes sociales ici, et par conséquent différents type d’écoles : publique, publique religieuse, religieuse privé, privé filles, privé garçons, spécifique pour handicapés – pour faire simple.
En outre tout enfant reconnu comme enfant en ‘special needs’ – comprenez par là un parcours différent de normal sur le plan santé, affectif…est prioritaire à l’accès aux écoles selon nos souhaits – puisque l’enfant ne va qu’à l’école la plus proche de son domicile et il y reste en général jusqu'à son changement de cycle où s’il déménage ailleurs. Ensuite étant reconnu ‘en special needs’ il pourra rejoindre une école ‘dite normale’ et suivre une éducation comme tous ses camarades, à la différence qu’il accédera également à des programmes spécifiques selon sa situation, entouré d’une équipe de spécialistes qui travaille en proche collaboration avec l’instit, les parents et l’enfant au sein de sa classe. Pour ceux abimés par un handicap lourd, l’accès aux écoles publiques reste limité sachant qu’il existe des écoles adaptées pour eux – et le nombre n’étant pas restreint à quelques départements comme en France, soit dit en passant…
Alors me direz-vous, où est le problème ? >a suivre<






